PROCEDURE D’UNE CLASSIFICATION UNIVERSELLE DES COUREURS A PIED TOUT TERRAIN

 

1/ Evaluation de la distance en kilodénive (équivalence mise à plat des kilomètres).

Il est impératif de prendre en considération une limite basse et une limite haute qui vont représenter la fourchette où se situe la valeur de la mesure réelle du parcours exprimée en kilodénive.

a)      Limite basse : les données à prendre en compte sont le nombre de kms (kms), et le nombre de dénivelés positifs cumulés (D+). Ce qui est égale à (kms + (D+ * 5/1000)).

b)      Limite haute est égale à (kms + (D+ * 12/1000).

 

Exemple : un parcours faisant 25 kms et 2000 m de D+, détient une valeur de la mesure réelle qui se situe entre 35 kilodénives et 49 kilodénives.

Mise en garde : cette fourchette correspond à des parcours où il est toujours possible de courir, cependant en trail il se peut que certaines portions ressemblent plutôt à des parcours du combattant (escalade, franchissement d’obstacles…). Ainsi, dans 1% des cas, cette limite haute peut être dépassée.

Pourquoi un si grand écart ?

Cet écart s’explique par les différentes technicités du terrain rencontrées et qui peuvent freiner l’allure que ce soit en montée, en descente ou sur du plus ou moins plat. Il y a bien sûr le pourcentage  de pente et l’effet du climat qui peut dégrader le terrain. annexe 1 :

sentier pitonchemin dalle

 

Cette nouvelle mesure exprimée en « Kilodénives » reste donc une mesure globale pour s’approcher d’une certaine équivalence rectiligne du parcours tout terrain. Toutefois, et grâce à une deuxième échelle de mesure visant les coureurs eux même, nous pouvons ajuster indirectement cette distance exprimée en kilodénives d’une façon plus précise.

 

2/ Evaluation de la distance avec référencement des coureurs en cotation.

Pour qu’on trouve exactement la mesure réelle d’un parcours, il tient lieu aussi de passer par des référents en course à pied. Il consiste à prendre référence des temps de coureurs qui ont été déjà côtés sur d’autres courses.

Comme le chrono varie selon la distance parcourue, l’échelle de mesure sera déterminée par un système de cotation. Cette cotation se présente sous forme de points attribués selon qu’on soit plus ou moins loin d’un record fictif mais possible. Il a été décidé, tout comme on a appelé  chaise  « chaise », que la cotation ultime serait de 1770 points.

Ce système de cotation a été aisé à mettre en place sur un parcours route, plat, ne présentant aucune technicité apparente. Par exemple, on sait pertinemment que sur un 10 kms route, le record possible à s’en rapprocher est à 26 minutes. On va donc attribué à celui qui y parvient une cotation de 1770 points. Le calcul est vite fait pour les autres chronos : pour 27 minutes, par exemple, la cotation attribuée sera donc de (26*1770/27) = 1704.

Avant d’arriver à une possible cotation sur tout terrain, il convenait de passer en revue tous les record sur route : le 10 kms, le semi-marathon, le marathon, le 100 kms, le 24 heures. Ensuite, nous avons calculé d’une façon linéaire les passages entre ses records tous les temps exprimés en minute au kilomètre. Ce qui donne : 10 kms = 2’36 ; 15 kms = 2’45 ; 21 kms =2’52 ; 31 kms = 2’54 ; 42 kms = 2’55 ; 70 kms = 3’25 ; 100 kms = 3’44 ; 200 kms = 4’26 ; 293 kms = 4’55.

A partir de là, il suffisait qu’un coureur sur route fasse une course sur dénivelé pour évaluer avec un peu plus de précision la distance équivalente sur du plat. Mais rien n’était encore sûr. L’état de forme du coureur peut avoir changé et il fallait qu’il courre sur une distance équivalente à celle qu’il a couru sur route (d’où l’approche nécessaire par les kilodénives).

COURIR

A force de recherches et d’analyses empiriques, nous avons pu concevoir une évaluation de quelques courses tout terrain en grande partie à la Réunion. Des conditions dans cette procédure doivent être maintenues pour une plus grande précision : pour que la cotation soit acceptable, au moins trois coureurs référents sont retenus et qui comportent une suite logique en cotations déjà connues par rapport au classement scratch de la course à évaluer. Exemple : A est déjà coté 1500, B avec une cotation ancienne de 1350 et C une cote récente de 1200. Si A, au classement scratch de la course du jour est devant B et le coureur B est devant C ; alors le calcul des  nouvelles cotations est possible. Ce calcul consiste, par une moyenne avec rapprochement des chronos de chacun, à voir qui est parmi les trois celui qui est le plus proche de sa cotation ancienne. A partir de cette cotation inchangée (on déduit que le coureur visé a su garder son bon état de forme d’avant), nous allons retrouver toutes les autres nouvelles cotations des participants à la course.

 

A quoi cela peut-il servir ?

a)      La cotation permet de se situer sur une échelle mondiale

b)      Nous avons pensé à découper par groupe de couleur afin que chacun puisse voir les éventuelles étapes à franchir dans sa progression. Cinq couleurs dominantes ont été choisies. Violet pour les niveaux nationaux et internationaux, Rouge pour les niveaux régionaux à nationaux, orange pour les niveaux départementaux à régionaux, jaune pour les niveaux interdistrict et vert pour les niveaux district. annexe 2 :

minima cotation

c)       Cette classification met en évidence un classement sans distinction du sexe, ni de l’âge car le but c’est l’émulation des différents groupes de niveau. Alors que les minima de la ligue d’athlétisme semblent se baser en grande partie sur des statistiques ; ici nous préconisons comme valeur unique le taux d’indice de fatigue naturel selon la distance, ayant pour base de départ les chronos records.

 

3/ Il en découle la mise en place d’un tableau, élaboré sur Excel, énumérant des distances en kilodénives (équivalence plat en kilomètres), par tranche qui va de 3 kds à 293 kds, se réfèrent donc à des chronos allant de 7’30 à 24h00 pour les records potentiels. Pour une lecture plus simple ce tableur a été recopié en différentes grilles classées selon 4 versions : Distances courtes tout terrain, Distances moyennes tout terrain, Distances longues tout terrain et Distances ultra tout terrain. annexe 3 :

COTATION DISTANCE 54A70

 

4/ Vers une valeur plus précise de la distance selon l’effort.

Une fois que l’on a déterminé la fourchette de valeur exprimée en kilodénive (1) pour un parcours donné, après avoir attribué une cotation à n’importe quel chrono de coureurs sur ledit parcours (2), nous arrivons à cerner la valeur de la distance de la compétition la plus exacte que possible (3). De là, il n’est plus utile de passer par les phases 1 et 2 lorsque la compétition est déjà cotée et qu’il n’a pas subie de modifications quant à sa distance en kms et à ses dénivelés.

 

 

 


 

 

 

 

Remerciements 

Toutes nouvelles idées est faite de brides d’anciennes idées. La différence provient dans son adhésion et dans sa réalisation pratique. C’est pourquoi je tiens à remercier Véronique BILLAT (de par ses ouvrages), Bruno HEUBI (un grand cent-bornard), Eric LACROIX (un coach exemplaire), aussi un certain « Rodio » commentateur sur certains forum de course à pied tel que KIKOUROU. Quant à la réalisation possible de cette procédure sur une compétition, je remercie d’avance Patrick GIRAUDET, président de l’Association REUNION DEMAIN, qui a voulu croire en moi. Sans oublier l’Association Trail Kréol qui a bien voulu assurer les premiers tests à l’échelle d’un petit comité.

 

 


 

Ilus-1nstitut – Sully THEVENIN….Tous droits réservés.

(procédure en cours d'affinage pour une meilleure précision avec le calcul du pourcentage de pente et  une classification technique du terrain)